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Recherche fondamentale sur le système Benesh et ses évolutions
Rédaction - Romain Panassié

Conçu pour noter tout mouvement humain, le système Benesh se devait d'être évolutif pour être pérenne et d'être suffisamment flexible pour répondre aux besoins des chorégraphes, chercheurs, ainsi que de servir d'autres domaines comme l'industrie ou la robotique par exemple. Et cela n'était possible qu'à la seule condition de préserver l'universalité du système.

L'écriture Benesh réfléchit sur elle-même par le biais :

  • du Benesh Technical Advisory Panel instauré à la création du Benesh Institute à Londres en 1960. Il s’agit du comité technique qui réunit des membres experts en exercice dont Eliane Mirzabekiantz, alors professeur responsable de la formation Benesh au Conservatoire de Paris
  • de congrès internationaux ouverts à l’ensemble des praticiens et autres acteurs intéressés par l'écriture du mouvement.

Technical Advisory Panel

Face aux recherches des chorégraphes au vocabulaire de plus en plus complexe, sophistiqué, fin et détaillé, les choréologues qui suivent la création sont contraints sur le moment de trouver des solutions d'écriture.

Il leur faut également trouver des stratégies de notation face aux procédés de composition de plus en plus participatifs avec les danseurs interprètes, et notamment la place grandissante accordée à l'improvisation.

Cela passe d'abord par la création de nouveaux signes de façon empirique et ensuite par un renvoi au Benesh Technical Advisory Panel. C'est à ce moment là que ses membres interviennent pour répondre aux demandes des choréologues. Il leur revient alors de réfléchir pour intégrer ces nouveautés en harmonie avec l'esprit du système.

La pensée du système tient en trois mots : simplicité, efficacité, précision. Pour se faire, l'écriture Benesh repose sur trois signes constituant un alphabet évolutif qui tend à capter en un seul signe l'idée du mouvement. A cela s'ajoute une syntaxe et une grammaire propre à chaque langage du mouvement.

Au cours des 20 dernières années, plusieurs grandes réformes ont été apportées, notamment :

  • l'harmonisation des zones corporelles, et l'instauration de zones anatomiques versus des zones visuelles déjà existantes (Ben Tech, the technical journal of the Benesh Institute, volume 5, 2001).
  • l'analyse des mouvements spécifiques des mains et les pieds (Hands and Feet - Fingers and Toes, paper presented at the Benesh Congres in 2005).
  • les parcours ad libitum.
  • l'élaboration d'une Encyclopédie de 2015 à 2017 conçue pour une publication en ligne ( https://encyclopedia.benesh.org/)

Congrès internationaux

Le Benesh Institute a institué l’organisation de Congrès Benesh internationaux réguliers (tous les cinq ans environ), avec pour mission de fédérer étudiants et praticiens.

Placé en 2017 sous l'égide des enseignants en écriture Benesh du Conservatoire, le Congrès Benesh International BenMove a accueilli plus de 80 personnes : des choréologues Benesh de toute l'Europe, du Canada et des Etats-Unis, ainsi que des chorégraphes, (Hervé Koubi, Brigitte Seth et Roser Montlo Guberna), des professeurs de danse et autres directeurs d'institutions.
Cela a été l'occasion de faire un état des lieux d'enseignement de l'écriture Benesh, en France et à l'étranger.

Ont été évoqués les différents champs d'action, les applications cliniques, aux arts du cirque et à l'improvisation. Les échanges ont porté sur les nouvelles technologies, sur la necessité d'envisager des stratégies d'écriture face aux modalités de compositions actuelles.

Deux choréologues émérites, Amanda Eyles et Gregory Mislin ont ainsi questionné l'assemblée à partir de leur expérience respective avec Wayne McGregor et Hofesh Shechter. Ces communications sont mises en ligne sous forme de clips video.

Suite à ce congrès Romain Panassié et Eliane Mirzabekiantz ont publié un article intitulé : Choréologue Benesh: un métier au coeur de la transmission des oeuvres

Deux diplômées de la formation ont présenté leurs travaux de recherche lors de ce Congrès :

  • Katrin Wolf, artiste de cirque, a présenté ses carnets de notation Benesh pour les arts du cirque, publiés par le Centre National des Arts du Cirque (CNAC) avec le soutien de la chaire IciMa.
  • Yoko Sobue, danseuse japonaise et également diplômée de la formation, a présenté son travail de recherche pour transcrire une oeuvre fondatrice du Butô de Tatsumi Hijikata.

Ces deux projets ont bénéficié de «l'Aide à la Recherche et au Patrimoine en Danse » du CND – DGCA. Ils ont bénéficié également du soutien des enseignants du Conservatoire de Paris, et leurs nouveaux apports ont ensuite été étudiés, puis validés, par Benesh Technical Advisory Panel.

En 2020, le Benesh International organise le prochain Congrès International Between the Lines: The Art of Choreology qui sera accueilli par la Roehampton University. - Remis pour cause sanitaire

Pour prolonger le sujet

Publications

BMN for anthropology and neurology

Learning BMN applied to Clinical field | Contenu

An Introduction to recording clinical data includes recording basic posture, gait. handling of ctutches, sticks... it also discuss the uses of BMN in research and in training physiothetapy students.

Articles

Choréologue Benesh : un métier au coeur de la transmission des oeuvres chorégraphiques
Éliane Mirzabekiantz
Romain Panassié

Video

Amanda Eyles

Working with McGregor